28-11-2006

C’est le deuxième jour.

Tout va bien.  Les yeux  embués par une nuit peu réparatrice.

Le campement levé, une nouvelle étape nous attend :

65 km

et

1350 mètres

de dénivelé. Ce sera dur mais nous avons la foi …..nous avons foi en nos mollets et notre volonté d’aller au bout. Pendant notre petit déjeuner nous avons droit à une leçon de VTT par un couple de spécialistes. » Ce qu’il ne faut pas faire : se charger d’un sac à dos. (Cela confirme ce que nous savions déjà).. Présentation du matériel :

Voici la  tente Maréchal spécialement prévue  pour protéger l’engin et l’homme.  J’ai le matériel  pour réparer ceci ou cela…. Et vous ? …Bonne route «  ….nous considérant comme des illuminés de la route ou des néophytes en la matière.Il en aurait fallu beaucoup plus pour entamer notre capital confiance. Il a, cependant, mis quelques doutes dans nos esprits.

Le pont franchi sur l’Allier, le chemin s’élève déjà  Les conseils sont répétés. L’étape sera longue. Elle servira de test. Il faut s’échauffer. « Mouline, mouline, Robert » lance J C   « Il

ne faut pas s’épuiser à la première difficulté de la journée »  Le petit pont  et le village sont encore endormis au fond de la vallée bien que le soleil soit haut  à cette heure..

Quelques marcheurs, seuls ou  par petits groupes  de 3 ou 4, parfois plus, sont rejoints et dépassés  avec un bonjour, un bon chemin ou une bonne route. Nous avions décidé, que notre périple irait à la rencontre du peuple des marcheurs. Pas facile, me direz vous, le rythme de déplacement n’est pas le même. Nous nous arrêtons pour un échange plus long …plus loin quelques mots à la volée. Ils sont très respectueux de l’autre et quelque peu admiratifs des seuls vététistes  qu’ils disent avoir rencontrés.

Nhous dépassons un groupe de six jeunes qui avancent en chantant des cantiques.

Nous avons une des réponses à nos questions sur les pèlerins du chemin :

Qui étaient –ils ?

Que venaient-ils chercher sur le chemin ?

                                                                                     Et nous…


Stop, pied à terre, le chemin devient pierreux  puis suivent une quinzaine de marches.

Une pose pour échanger avec un jeune couple : ils sont admiratifs de notre expédition .Nous sommes stupéfaits du volume important de leurs sac à dos avec une épingle à linge tout simplement pour faire sécher le linge sur le dos du porteur. Sympathiques jeunes qui nous proposent leur aide pour passer l’obstacle des marches. Notre honneur et la valeur de notre pèlerinage en auraient souffert. . Nous devrons nous mettre à deux  (l’un tirant, l’autre poussant) pour faire avancer nos « bourriques  batées » .C’est ainsi que nous atteignons le sommet des marches. Le chemin devient plus roulant. Nous dépassons SAUGUES et sa tour des Anglais, après avoir acheté la seule denrée qui nous manque : le pain. En effet, les sacoches sont pleines Nous pouvons traverser le « désert de l’Aubrac » et échapper à la bête du Gévaudan.

Les marcheurs partis de très bonne heure sont rejoints et dépassés. Un groupe de jeunes vététistes (quinze enfants et leurs deux moniteurs) en colonie de la région nantaise, conscients de la difficulté du chemin, semblent imaginer l’ampleur de  la tâche qui nous attend

Au pied de la tour de

la CLAUZE

, les deux  s’allongent sur l’herbe rase. La vue est belle, le soleil a endormi les quelques maisons et les restes d’un château  en partie restauré.

Le calme est de courte durée, voilà nos jeunes criants, soufflants, épuisés mais bien vivants

qui investissent les lieux .

Deux pèlerins  ne pouvaient pas faire changer les plans de l’étape du midi.

Le sommeil léger de JC est entrecoupé des rires et  ébats des enfants que les deux moniteurs ont bien du mal à contenir. Ceux-ci s’aventurent même dans un cours d’histoire sur l’origine et le rôle des tours.

L’heure est encore chaude, nous devons partir si nous voulons respecter la feuille de route.

AUMONT D’AUBRAC, nous arrivons au village. Triste réalité pour nos cyclistes fatigués le camping  est à

3 kilomètres

de montée. Peu de monde, rien d’étonnant vu l’état des sanitaires.

Installation du campement avant l’orage qui gronde, puis retour au village pour déguster un aligot saucisse bien local.

La deuxième nuit s’annonce bruyante. En effet  la noce dans la salle des fêtes voisine se termine à l’aube par un départ en fanfare des convives.

Posté par Robert Louis à 17:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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