28-11-2006

Ce matin, 21 juillet, la cheville est douloureuse.

Je fais une immobilisation  de celle-ci

Nous prenons la direction  de MOISSAC à travers les vergers et les vignes du célèbre chasselas  du même nom.

Toujours tentés de manger des fruits frais, nous nous arrêtons dans une ferme.

Le propriétaire charge un fourgon pour le marché de BRIVE

LA GAILLARDE

Il nous donne (plus qu’il nous vend) plus de fruits que nous pourrons en manger ;

Avec la lucidité qui caractérise les hommes de terrain, il analyse la situation de l’agriculture d’aujourd’hui. Il a trouvé un compromis qui lui permet de  bien vivre semble t-il, de son exploitation.

Premier point, commercialiser sa production auprès de grossistes ;

Deuxième point, adapter sa production à la demande.

Un peu plus loin  prés d’une autre ferme, un stand  de vente  avec boissons (eau, café cocktail sans alcool) gâteaux aux noix, pruneaux etc.  en libre service avec le prix affiché.

Oui , sans  vendeur !

Ici,  sur le chemin,

il n’y a pas de voleurs.

MOISSAC

C’est une des journées les plus chaudes. Nous prenons notre pique-nique non loin de la cathédrale et de son cloître. La visite guidée nous fait découvrir la signification des chapiteaux.      

C’est aussi pour nous un havre de fraîcheur avant de repartir le long du canal latéral à

la Garonne.

En sortant de l’édifice, une chaleur accablante nous étouffe et nous oppresse. Las, nous nous laissons tomber sur les fauteuils à la terrasse d’un café, sur le parvis de l’église.

JC s’absente quelques instants, puis revient et dit sur un ton très révérencieux :

« Frère ROBERT  que prenez vous ? ».

Je lui réponds sur le  même ton : « comme vous Frère JEAN CLAUDE ».

On peut dire à cet instant que nous avons bien changé. Nous sommes bien loin du début ou il me disait trouvant des passages difficiles : « J’ai beaucoup à me faire pardonner ».   

Nous rejoignons enfin le canal que nous avons décidé de suivre jusqu’à TONNEINS. Le chemin, ancien chemin de halage, longe celui-ci pendant une dizaine de kilomètres. Puis il s’éloigne vers le sud en direction d’AUVILLAR.

Un peu avant VALENCE D’AGEN, nous nous arrêtons pour un brin de causette avec de jeunes marcheurs. L’un des deux nous raconte son itinéraire.

Parti seul du sud de

la Bretagne

, à pied non, devinez ? ….

En kayac par la mer en longeant les côtes, évidemment !

Jusqu’ou ?

A

LA ROCHELLE

La ROCHELLE

  -  CAHORS en auto stop.

CAHORS jusqu’ici puis ST JACQUES de COMPOSTELLE.

En nu-pieds comme les premiers pèlerins, il avait accroché les chaussures de randonnée sur le sac déjà lourd par lui même.

Nous terminons cette étape sans encombre.

                                          Heureux de ne pas avoir de difficulté pour demain

                                          Heureux de délester nos montures.

                                          Heureux de toucher la fin de notre aventure

                                          Heureux d’avoir réussi ce défi.

Posté par Robert Louis à 17:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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